Liette...
Juju, Liette, Juliette...
s'en est allé subitement rejoindre les étoiles le 23 juillet dernier.
Elle avait vu le jour le 3 mai 1973 avec une cardiopathie congénitale cyanogène complexe inopérable à cheval entre APSO (atrésie pulmonaire à septum ouvert) et TAC (tronc artériel commun). Sa cardiopathie fut associée à une sévère sténose pulmonaire droite, une HTAP gauche et une polyglobulie.
En juillet 2008 elle eu un AVC.
Elle était vive, créatrice, explosive, remarquable et remarquée!
Elle a même fait un doctorat en litérature sur Alice au pays des merveilles et l'imagination créatrice.
Elle écrivait sur plusieurs forums, blogs, de poésie et aïkus.
Sur le forum d'HC elle avait toujours un mot réconfortant pour chacun des participants dans la détresse.
Philosophe, poétesse, elle maniait les mots malgré ses maux.
Sa vie ne fut pas facile, mais pour en avoir discuté avec elle, elle était heureuse d'être sur terre ;
heureuse d'être née il y a 38 ans ; heureuse que sa famille ne se soit pas vu proposer une IMG comme ce serait le cas actuellement avec une telle malformation.
Elle était une guerrière au grand coeur.
Elle se battait pour faire connaître et reconnaitre les cardiopathies congénitales. ; pour le don d'organes ; pour le statu des adultes handicapés et leurs conditions de vie...
Juliette se délectait de thé au jasmin...
Ses "tchin" matinaux manquent à tous ses amis de facebook... ses coups de coeurs, ses coups de sang, ses coups de gueule aussi....
Juliette nous ne t'oublierons pas...
A la vie, à la mort !
(Pour dire oui au don d’organes)
dédié à Agnès, greffée du coeur.
Toi mon cœur
je te perdrais un matin
si tes galops vont trop loin
Toi, mon cœur
ta cage va se briser
vers le bleu tu vas voler
Toi, mon cœur
je t’entends loin dans mes nuits
j’ai parfois peur de ton bruit
Toi, mon cœur
danse avec le pas des morts
au pays du temps qui dort ;
Lui, cet homme
son temps s’arrêta soudain
dans un accident de train
Lui, cet homme
son cœur qu’on m’a transplanté
continue de voyager
Lui, cet homme
m’a ouvert son infini
sa mort m’a donné la vie
Lui, cet homme
avec moi il marche encore
peut être aime-t-il encore.
Juliette Clochelune
(poème écrit pour le 14 février 2003, comme un voeu vers la greffe que j’espérais encore possible.
Mais ce voeu s’est réalisé pour une amie, à qui je le dédie)
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