Des nouvelles
Bonjour,
cela fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici...
Pas de nouvelles, bonne nouvelle dit-on!
J'ai revu ma cardiologue il y a peu.
12 ans après mon intervention de Ross je vais bien! Même très bien!
La fuite qui existe depuis le début n'a pas évoluée, pas de signe d'usure de ma valve aortique, ni même de ma valve pulmonaire.
En revanche, une nouvelle dilatation de l'aorte initiale à surveiller.
Sachant que le diamètre normal est de 25 à 30 mm, il y a 2 ans j'étais à 40 mm, et à présent à 42 mm.
La réopération sera de mise lorsque 50 mm seront mesurés.
Comme cela peut rester stable des années ou s'accélérer rapidement, aucun plan sur la comète.
Moi du moment que l'on ne soit obligé de me mettre une valve mécanique (ma phobie, tout comme ma phobie des anti coagulants, cela ne s'explique pas vraiment, je sais que beaucoup en sont contents de leur valve mécanique), je suis sereine.
Il faudra repasser par la case thoracotomie pour de nouveau corriger l'anévrisme, mais si ce n'est que pour changer une valve usée, ma cardiologue m'a rassurée, ce sera par voie fémorale, avec une bio valve. On peut refaire cela plusieurs fois!
Avec cette crise sanitaire, l'année fut compliquée. Un premier confinement très confiné avec la peur de chopper ce virus.
Et puis finalement on apprend à vivre avec le risque. On fait du gel hydro alcoolique une routine, du masque un accessoire obligatoire.
Ce qui me manque ce sont les embrassades, les câlins. La distanciation physique est plus difficile à vivre avec mes amis, mes proches.
Je voudrais partager ici un texte que j'ai lu lors du Carème à l'occasion d'un temps d'échange et de prières.
Le thème était "Nous habitons tous la même maison" et mon groupe a travailler une méditation sur le thème "Retrouver l'essentiel", décliné en 3 temps : Contempler, Agir, Rendre grâce.
J'ai planché sur "Contempler"
"
Il y a plusieurs façons de participer au combat pour sauver la planète. L’urgence climatique, l’effondrement de la biodiversité, les risques alimentaires, la surpopulation, autant de dangers qui poussent à agir. Certains, par des petits gestes du quotidien, d’autres par des actions spectaculaires dans les rues des grandes métropoles. Toutefois, il en est un qui propose une autre voie, non violente, douce mais terriblement efficace : l’émerveillement.
S’émerveiller de tout, du rien, du simple ; retrouver un regard d’enfant sur la nature infiniment grande ou infiniment petite. Un émerveillement qui engendre le désir de protéger notre environnement. Ce désir mène immanquablement à l’action.
Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles.
Que ce soit à la mer, à la montagne, dans un champ, au bord d’une rivière ou dans le jardin, la nature est une source intarissable de découvertes et d’apprentissages.
La Nature est une beauté à redécouvrir, une manifestation de la grandeur divine, une invitation à méditer, un miroir de la sensibilité.
Pour ma part j’ai toujours apprécié les beaux paysages, nos montagnes au fil des saisons.
Mais l’Emerveillement est venu en 2009, suite à une lourde opération cardiaque; en même temps que je découvrais la fragilité de la vie, de ma vie, J’ai pris conscience également de ma Foi.
J’ai ouvert sur le monde des yeux nouveaux, un regard contemplatif.
Je m’émerveille d’un rayon de soleil, d’un nuage caressant la Dent du Chat, d’un orage tonitruant, d’une marmotte gambadant dans les alpages, d’une araignée tissant avec dextérité son ouvrage.
Mes autres sens profitent aussi de cet émerveillement.
Toucher l’écorce d’un arbre, caresser un chat, sentir le ruissellement de la pluie sur mon visage, marcher pieds nu dans l’herbe...
Sentir sur un sentier l’envoutant parfum des genêts, s’enivrer sous le jasmin, retomber en enfance avec le doux parfum d’une ancienne variété de roses qui poussait chez mes grands-parents…
Se délecter de myrtilles sur un sentier, suçoter les fleurs des trèfles en cherchant un 4 feuilles, manger des cerises sur une branche…
Ecouter le bruissement du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, les vagues, les petits pas des hérissons dans les feuilles du jardin…
Chaque soir je rends grâce à Dieux pour ses merveilles."
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